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TECHNIQUE
| Nous utilisons une technique scandinave authentique et traditionnelle. Avec l’application de cette méthode nous éliminons la quasi totalité du phénomène d’affaissement lié aux empilements des billes l’une sur l’autre. Aussi cette façon de faire procure une longévité et une fermeté de toute épreuve à nos vaillantes maisons de billes. Mr. Victor Nymark ; (le plus grand bâtisseur de bois rond au monde), a utilisé cette technique pour la construction du Château Montebello, du Mont Gabriel Club, du St. Francis of the Birds Church à St. Sauveur et plusieurs autres. Cette méthode, toute en réduisant d'environ 90% l’affaissement, nous permet l’ajout d’un 2ième étage fait entièrement de billes, ce qui confère un charme d’authenticité et de rusticité particulier à chacune de nos Maisons de Bois Rond.
Affaissement du bois rond
Après la coupe, lors de la phase de séchage, les fibres de résineux subissent un phénomène normal de rétrécissement et de fendillement propre à chaque essence. Le soleil, le vent, l'humidité et le retrait de la sève constituent des facteurs qui font travailler les fibres. En séchant, elles se contractent, provoquant un fendillement proportionnel au diamètre du billot.
Suite à plusieurs années d'observations méthodiques et de construction à différents endroits du Québec, nous constatons qu'un billot gardé dans sa forme originale subira très peu de diminution de son diamètre, après deux ans de séchage naturel (voir plus loin), contrairement à la croyance généralement répandue.
Un arbre se divise en 5 parties, de l'intérieur vers l'extérieur. (FIG.1 )
- Le coeur, soutien de l'arbre, se compose de tissus inactifs, mais pas morts.
- L'aubier assure la circulation de la sève brute.
- Le liber se forme lui aussi de tissus très actifs.
- Le cambium, généralement d'une seule couche, contribue par son épaississement à la croissance de l'arbre.
- L'écorce, couche protectrice, se détachera éventuellement du billot lors du séchage. Nous devons la peler avec un couteau à deux manches très bien aiguisé.
Le coeur, de par sa nature inactive, ne subit aucun fendillement. La pression du rétrécissement se concentre alors sur l'aubier et le liber. Ces derniers tissus conducteurs de sève, subissent un stress aigu avec pour résultat un fendillement incohérent des anneaux fibreux du début du liber vers le coeur de l'arbre, sans toutefois l'atteindre. Ce phénomène naturel s'applique seulement à une pièce de bois entière.
Les arbres coupés au printemps ou à l'été, gorgés de sève, subissent un choc considérable. L'arrêt subit de croissance entraîne le fendillement des fibres et un ajustement nécessaire entre les billots.
Toutes les essences de résineux mous ne présentent pas les mêmes réactions au séchage naturel. Le pin et le sapin, plus fragiles que l'épinette ou la pruche, fendillent plus aisément. Il faut proscrire l'utilisation de billots en bois francs (feuillus), plus sujets à la pourriture, fragiles face aux intempéries et trop croches. Ils sont pratiquement impossibles à trouver parfaitement rectilignes sur 30 ou 40 pieds de longueur.
Les maisons de bois rond d'antan, comme les camps de bûcherons ou les isbas en Russie du XIXe siècle, nous laissent une image de constructions froides et sujettes à des problèmes d'affaissement. Nos pères gardaient l'écorce et utilisaient toutes les essences de bois disponibles aux alentours. Ils négligeaient la fixation des billots par des clous appropriés aux différentes grandeurs. On les construisaient comme des maisons temporaires, mais leur réputation perdure hélas.
Pour toutes ces raisons, nous préconisons une construction en billots ronds, sans rainure longitudinale, ajustés de façon très serrée les uns sur les autres (au besoin en faisant sauter les inégalités avec une scie à chaîne), et tenus par des clous ou tiges métalliques distancés de 3 à 5 pieds.
L'utilisation de poteaux verticaux, perpendiculaires aux murs, de chaque côté des ouvertures comme les portes et fenêtres, empêche tout affaissement. Ils recevront longitudinalement les bouts de billots horizontaux (de même diamètre que les poteaux). La hauteur de chaque poteau doit dépasser d'au moins 1 pouce l'ouverture de la future porte ou fenêtre. Ces derniers ne s'insèrent pas dans des montants coulissants, comme dans d'autres méthodes où les coins mortaises (et non cloués) peuvent baisser en séchant.
La technique à poteaux permet de supporter facilement un 2e étage ou un pignon en bois rond, non en imitation ou en colombages. Un poteau anti-affaissement, posé au centre de chaque pignon, s'appuie à la base sur la sablière (dernière pièce horizontale qui supporte d'autres pièces ou la charpente d'une toiture) et reçoit à l'autre extrémité la faîtière (poutre centrale de la toiture). Ce système contribue de façon tangible à la solidité de la bâtisse. Avec les faîtières secondaires, il remplace les fermes de toit traditionnelles.
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